À l’occasion de sa première édition de la Fête de la Science, l’OSUPS, Observatoire des Sciences de l’Univers, 10ème composante de l’Université Paris-Saclay, a ouvert dimanche 4 octobre à 14h ses portes au public pour un après-midi consacré à l’exploration et à la découverte des sciences de l’Univers. Dans les locaux de la MISS (Maison d’initiation et de sensibilisation aux sciences, bât. 204), cette programmation a également permis de mettre en lumière les Services Nationaux d’Observation (SNO) de l’OSUPS, et ce au travers d’ateliers et de conférences. Succès assuré pour cette première édition réunissant 213 visiteurs !
Dès 14h30, cinq conférences ont proposé un parcours allant des fondements de l’observation astronomique aux grandes structures de l’Univers : pourquoi observer depuis l’espace, comment sonder « l’invisible », explorer le Soleil et les glaces du Système solaire, avant d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur les galaxies et l’Univers avec la mission Euclid. Ces conférences ont été particulièrement appréciées du public.
Marc Ollivier (astronome à l’OSUPS/IAS) a ouvert l’après-midi par une conférence consacrée au « rôle de l’observation dans nos domaines scientifiques ». Une discipline au centre des activités des SNO assurant dans leurs différents domaines, l’acquisition, la structuration et la mise à disposition de données d’observation pour la communauté scientifique. Une présentation qui a suscité un tel intérêt qu’elle s’est naturellement prolongée, au grand plaisir d’un public notablement captivé.
Jérôme Rodriguez (Directeur de l’OSUPS, chercheur à AIM) a ensuite dévoilé la manière d’observer l’invisible, notamment à travers les microquasars, au cours d’une présentation aussi dynamique et rythmée, sachant tenir le public en haleine.
La suite de l’après-midi a permis d’explorer des environnements et des objets très différents :
Sacha Brun (chercheur à AIM) nous a d’abord embarqué dans « Quel temps fait-il dans l’espace ? », et a eu bien du mal à quitter l’amphithéâtre tant les questions étaient nombreuses.
Frédéric Schmidt (chercheur à GEOPS) a ensuite proposé un voyage au cœur des « glaces du Système solaire : de Mercure à Mars et au-delà… », où il avait déjà signé ses premiers autographes avant même de commencer sa conférence !
Enfin, Jean-Charles Cuillandre (astronome à l’OSUPS/AIM) a invité le public à découvrir « les couleurs du cosmos avec la mission Euclid », en maintenant son attention jusqu’à la fin de l’événement et en ouvrant une fenêtre sur les nouvelles possibilités offertes par les grands relevés du ciel.
Ateliers au plus près des données et des missions
En parallèle des conférences, cinq ateliers invitaient les visiteurs à passer de la théorie à la pratique afin de découvrir concrètement comment les scientifiques observent et étudient les objets de l’Univers. Consacrés aux cratères d’impact et aux SNO PSUP, JUICE, MEDOC, Solar Orbiter et ARIEL, ces ateliers ont eux aussi rencontré un joli succès auprès du public, ayant pu ainsi découvrir de manière ludique et réaliste les instruments, missions et données au coeur des activités d’observation de l’OSUPS.
Avec « Cratères d’impact : fabrique ton paysage spatial ! », les participants ont pu reproduire avec Kana Amano (chercheuse à l’IAS) les effets spectaculaires des impacts météoritiques à l’aide de billes, de farine et de cacao, pour ainsi mieux comprendre les processus façonnant les surfaces planétaires.
L’atelier « Destination Mars : voyage au cœur des données spatiales ! » offrait avec Shadi Boomi (ingénieure à GEOPS) une immersion dans les données et les images de la planète rouge acquises par les sondes spatiales. Une façon de révéler la manière dont ces observations sont exploitées afin d’étudier les surfaces planétaires.
Avec « Mission ARIEL : enquête sur les exoplanètes », les visiteurs ont découvert avec Marc Ollivier (astronome à l’OSUPS/IAS) les enjeux d’une mission dédiée à l’étude des atmosphères des exoplanètes, depuis sa préparation jusqu’à ses futures observations.
Le Soleil était également à l’honneur avec « Soleil sous surveillance : voyage immersif au cœur de notre étoile ». Grâce à Helioviewer et au jeu de société Solar Orbiter, les visiteurs ont pu explorer la surface solaire avec Eva Panetier, Susanna Parenti, Sacha Brun, Béatrice Rio et Henri Triou (chercheur-euses et ingénieur(e)s à AIM).
Enfin, « Cap sur Jupiter avec MAJIS : le voyage de JUICE » permettait de découvrir avec Clément Royer (astronome adjoint à l’OSUPS/IAS) la maquette de l’instrument MAJIS et d’embarquer pour un voyage immersif vers Jupiter et ses lunes glacées.
Ces ateliers ont ainsi permis de donner une dimension très concrète à l’observation scientifique et de faire découvrir au public une partie des instruments, missions et données mobilisés par les SNO de l’OSUPS. Lors des temps forts, les cinq pôles n’ont pas désempli, entourés de nombreux visiteurs venus poser leurs questions et échanger avec les animateurs, témoignant ainsi de la curiosité et de l’intérêt suscités par les activités proposées.
Merci à toutes et à tous !
Une belle réussite, qui repose avant tout sur un travail collectif et sur la mobilisation de toutes celles et ceux qui ont accepté de partager avec le public leurs connaissances et leur enthousiasme.
Un grand merci aux intervenants des conférences : Marc Ollivier, Jérôme Rodriguez, Sacha Brun, Frédéric Schmidt et Jean-Charles Cuillandre, ainsi qu’à l’ensemble des personnes qui ont animé les cinq ateliers : Kana Amano, Shadi Boomi, Clément Royer, Marc Ollivier, Eva Panetier, Susanna Parenti, Sacha Brun, Béatrice Rio et Henri Triou.
Merci également, et tout particulièrement, à Valérie Fortuna, Zoé Fortuna, Elisabeth Delbecq, Sylvie Sykora, Claire Boukari, Barbara Perri, François Poulet, Apolline Leclef, Benjamin Bultel, Hervé Aussel, Eric Buchlin, Virginie Katra, Jack Nebor, Anaïs Vergnolle, Laura Pignon, Chrystèle Toussaint, Céline Haraca, Marie-Laure Pelloquin, Michel Noum, Nicolas Marius, Nolan Laroche, Arthur Oury, Rochan Parthiban, Hélène Baudot, Olivier Kahn, Yoann Montenot, qui ont contribué à la préparation de cette journée et se sont investis en amont. Leur travail, leurs idées et leur disponibilité ont été précieux pour construire cette première édition et lui donner toute sa richesse.
À travers cette programmation, l’OSUPS a donc pu faire découvrir au public la diversité des observations et des données scientifiques produites et exploitées au sein de ses SNO.
Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle et passionnante édition de la Fête de la science !
Quelques images pour prolonger ce bel après-midi de découvertes, d’échanges et de partage. Une sélection de photographies prises au fil des ateliers et des conférences, dans le respect du droit à l’image des visiteurs.














