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Chaque année, l’Académie des sciences distingue des chercheurs et chercheuses d’exception à travers une cinquantaine de prix couvrant l’ensemble des disciplines, des sciences fondamentales aux applications les plus innovantes.
Le mardi 28 octobre 2025, Pierre-Olivier Lagage, astrophysicien au CEA, figure parmi les lauréats et se voit décerner le prix CNES « Astrophysique et sciences spatiales ».

Un parcours marqué par l’exploration de nouveaux mondes

Spécialiste de l’instrumentation infrarouge et des observations de disques proto- et post-planétaires ainsi que des exoplanètes, Pierre-Olivier Lagage s’implique dès 1998 dans le projet du James Webb Space Telescope (JWST). Il fait alors partie des rares astrophysiciens à défendre la présence d’un instrument couvrant le domaine de l’infrarouge thermique.
Une fois cette idée adoptée, il devient co-responsable scientifique (Co-PI) de l’instrument MIRI (Mid-InfraRed Instrument) et pilote la participation française à ce projet international d’envergure.

Des contributions majeures à l’étude des exoplanètes

Responsable de la coordination des observations d’exoplanètes réalisées dans le cadre du temps garanti MIRI, Pierre-Olivier Lagage s’attache à mettre au point les méthodes les plus innovantes pour analyser les atmosphères exoplanétaires observées par le JWST.
Il a notamment initié et coordonné le programme européen H2020 ExoplANETS A, qui a permis à la communauté scientifique européenne de se positionner au meilleur niveau mondial pour la réduction et l’interprétation des données JWST.

inspection de MIRIm, l’imageur de MIRI . Crédit photo : CEA/DAp

Cap sur les missions du futur

Toujours tourné vers l’avenir, Pierre-Olivier Lagage prépare déjà l’ère post-JWST. Il est co-PI français de la mission ARIEL de l’Agence spatiale européenne (ESA), dédiée à l’étude des atmosphères d’exoplanètes, et membre de l’équipe scientifique internationale mise en place pour cette mission. Il s’intéresse également à la future mission Habitable Worlds Observatory (HWO), prévue à l’horizon 2040.

Ariel détectera les molécules présentes dans les atmosphères de 1.000 exoplanètes grâce à des observations spectroscopiques © ESA, C. Carreau, ATG medialab

Une carrière au service de l’astrophysique française

  • 2002–2005 : Chef du Service d’Astrophysique (SAp)
  • 2006–2009 : Chef du SAp et directeur de l’UMR Astrophysique Interprétation Multi-échelles (AIM, première version)
  • 2010–2013 : Chef du SAp et directeur de l’UMR Astrophysique Instrumentation Modélisation
  • 2021–2025 : Chef du Département d’Astrophysique (DAp) et directeur de l’UMR AIM

Depuis début 2025, il consacre l’essentiel de son activité à l’analyse des données du JWST et à la préparation des futures observations d’exoplanètes, confirmant ainsi son rôle de premier plan dans l’exploration des mondes lointains.