Préparer l’arrivée du Square Kilometre Array (SKA), c’est déjà travailler avec ses instruments précurseurs et contribuer à la construction des infrastructures qui permettront d’exploiter ses futures données. À l’OSUPS, chercheurs et ingénieurs de plusieurs laboratoires se mobilisent autour de cet enjeu dans le cadre d’un projet transversal consacré au SKA.
Une collaboration entre plusieurs laboratoires
Le projet transversal SKA, porté à l’OSUPS parAdélie Gorce, correspondante du SNO SKA à Travers ses Éclaireurs, rassemble des chercheuses, chercheurs, doctorantes, doctorants, post-doctorants, post-doctorantes, ingénieures et ingénieurs issus de plusieurs laboratoires de l’OSUPS :AIM, IAS, L2S et SATIE. Leurs compétences complémentaires permettent d’aborder les enjeux du SKA à la fois sous les angles scientifique, technique et infrastructurel.
Le projet s’articule notamment autour de deux axes majeurs : l’exploitation des données issues des instruments précurseurs et éclaireurs du SKA, comme LOFAR, NenuFAR et HERA, ainsi que la contribution au développement de l’infrastructure française d’hébergement et d’analyse des futures données du SKA.
Se préparer aux données du SKA avec LOFAR, NenuFAR et HERA
Avant même l’entrée en pleine exploitation du SKA, les équipes de l’OSUPS travaillent sur les données produites par LOFAR, NenuFAR et HERA, des instruments permettant déjà d’explorer les possibilités offertes par la radioastronomie basse fréquence, ainsi que de mieux appréhender ses défis.
Ces instruments, tout en fournissant des résultats scientifiques de premier plan, sont un outil précieux pour préparer la communauté scientifique au traitement des futures données du SKA, c’est à dire à leur volume et à leurs spécificités, comme la pollution due aux activités humaines à proximité des télescopes, aussi appelée interférence radio (RFI).
Cette activité mobilise des compétences complémentaires, depuis l’instrumentation et les infrastructures jusqu’au traitement et à l’analyse des données.
Contribution à l’infrastructure française du SKA
Le deuxième axe du projet concerne le développement de l’infrastructure française pour le stockage et l’analyse des données du SKA. Les compétences réunies au sein des laboratoires de l’OSUPS contribuent ainsi aux réflexions et aux développements nécessaires pour accompagner la participation française à ce grand projet international.
Dans ce cadre, un enjeu important concerne la mise en place du nœud français du SKA Regional Centre Network (SRCNet). Le SRCNet est le réseau mondial de centres régionaux qui permettra aux scientifiques d’accéder aux produits de données du SKA, de disposer de ressources de calcul et d’analyse et de bénéficier d’outils et d’un accompagnement adaptés à l’exploitation scientifique de ces données.
La contribution au nœud français du SRCNet, frSRC, s’inscrit ainsi pleinement dans la préparation de l’infrastructure française nécessaire à l’exploitation scientifique du SKA. Elle fait le lien entre les infrastructures, les données et les usages scientifiques : préparer aujourd’hui les outils, les ressources et les compétences nécessaires, c’est aussi préparer les conditions qui permettront demain à la communauté scientifique française de pleinement exploiter les données du SKA. Il s’agit notamment de réfléchir à leur mise à disposition, leur traitement, leur exploitation et leur valorisation scientifique, en s’appuyant sur l’expérience acquise avec ces instruments précurseurs et éclaireurs.
Le premier site du frSRC est déployé à Paris-Saclay. Il héberge un nœud de stockage (IJCLab) d’une capacité de 20 To et des services locaux en cours de déploiement sur une infrastructure cloud gracieusement mise à disposition par le mésocentre Paris-Saclay. Une équipe technique réunissant des membres de l’Université Paris-Saclay, de l’IJCLAb et du CEA/IRFU œuvre à l’intégration des composants logiciels SRCNet pour la visualisation et le traitement des observations, qui permettront d’ici fin 2026 de tester sur cette infrastructure des cas d’usage scientifiques pour la Phase de Vérification Scientifique du SKA, en 2027. Plusieurs centres en France ont déjà été identifiés pour héberger des sites frSRC supplémentaires, comme par exemple l’université d’Orléans/BRGM, le futur mésocentre Côte-d’Azur, ou encore le mésocentre Meso-PSL.
Journée SKA pour poursuivre les échanges
Ce projet transversal constitue ainsi un espace de rencontre entre plusieurs laboratoires et entre différentes expertises scientifiques et techniques. Il permet de partager les expériences acquises avec LOFAR, NenuFAR et HERA, de travailler collectivement sur les enjeux liés aux données et de contribuer au développement de l’infrastructure française du SKA, notamment autour des enjeux liés au SRCNet.
Cette dynamique trouvera un nouveau temps fort le 2 novembre, avec la Journée SKA de l’OSUPS. Celle-ci constituera l’occasion de réunir les différentes équipes impliquées, de présenter les travaux en cours et de favoriser les échanges autour des perspectives offertes par le SKA.
Assurément une journée tout entière consacrée à faire connaître les initiatives menées au sein de l’OSUPS, à rapprocher les compétences et à poursuivre la construction d’une dynamique collective autour du SKA.
Lien pour s’inscrire à la journée SKA de l’OSUPS : https://ska-osups-2026.sciencesconf.org


